Insee- Parcours scolaires des descendants d’immigrés et sentiments d’injustice et de discrimination

Les inégalités d’éducation et le sentiment d’injustice et de discrimination à l’école (dans les domaines de l’orientation, de la notation, de la discipline ou des sanctions et dans les interactions verbales) sont mis en relation avec l’origine migratoire. L’étude des parcours scolaires révèle que plusieurs groupes de descendants d’immigrés (Algérie, Turquie, Maroc ou Tunisie, Afrique sahélienne ou Afrique centrale et guinéenne) sont surreprésentés parmi les non-diplômés du second cycle de l’enseignement secondaire et sous-représentés parmi les titulaires du baccalauréat. Ces inégalités s’effacent – pour la plupart des groupes – lorsque la position sociale et le niveau scolaire des parents sont pris en compte. En termes de perception des quatre dimensions étudiées, l’orientation scolaire est l’aspect le plus souvent perçu comme injuste par les descendants d’immigrés (15 %). Sans être une expérience généralisée, l’orientation est en effet ressentie comme une injustice par un descendant d’immigrés algériens sur cinq. Cette proportion est de un sur quatre parmi les descendants d’immigrés de Turquie, du Maroc ou de Tunisie et d’Afrique centrale. Cette dimension est en revanche peu citée par les descendants d’immigrés européens ou d’Asie du Sud-Est. Les injustices scolaires sont fréquemment attribuées à des motifs discriminatoires à caractère ethno-racial : parmi ceux qui déclarent des injustices, 58 % des descendants l’associent à leur origine ou à leur nationalité, 13 % à leur couleur de peau ; les deux tiers des descendants d’immigrés nord-africains citent l’origine ou la nationalité (65 % parmi ceux de Turquie) ; la couleur est signalée par 56 % des descendants d’immigrés des pays d’Afrique subsaharienne. La confiance dans le système scolaire reste cependant élevée dans l’ensemble de la population (87 %) comme chez les descendants d’immigrés (86 %), même si elle s’affaiblit dans les groupes où la discrimination est la plus fortement ressentie. lire le document de l’Insee…

D’COL: l’accompagnement des élèves en difficulté

D’COL est un service d’accompagnement interactif personnalisé pour les élèves de sixième et de CM2 de l’éducation prioritaire, sur proposition de leur établissement et avec l’accord des parents. D’COL est un des onze nouveaux services pour faire entrer l’École dans l’ère du numérique. Dès la rentrée 2013, D’COL a été mis en place dans plus de 1 000 collèges de l’éducation prioritaire. 23 000 élèves de 6e ont ainsi pu bénéficier du dispositif au cours de l’année scolaire 2013-2014.

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Les enfants des milieux défavorisés réussissent moins bien que les autres à l’école

Les enfants des milieux défavorisés réussissent moins bien que les autres à l’école : c’est à la fois un lieu commun et une triste réalité. Les raisons en sont multiples, et abondamment discutées depuis longtemps; mais dans les années 60, un psychologue américain a proposé une nouvelle hypothèse déconcertante.

Si certains enfants défavorisés finissent en échec scolaire, c’est peut-être à cause des préjugés – mêmes inconscients – de leurs enseignants. En considérant par avance que ces enfants seront en difficulté, ils contribueraient à provoquer ces difficultés. Une sorte de prophétie auto-réalisatrice, mais qu’il est possible de retourner au profit de l’enfant.

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